Extrait dans le magazine Banane! N°14©

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Cette page est issue de Banane! Le magazine des étudiants d’Evry

Numéro 14- Novembre/Décembre 2016 Magazine gratuit

Association DoRéMi

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A.D. Sorel demande pardon

Maintenant, je dois confesser une de mes fautes. Ne riez pas, l’exercice est difficile.

Ce que vous ne savez pas sur moi c’est que je peux être insupportable dans la vie privée. Impatient, susceptible et immature. Durant cette année, il m’est arrivé de faire souffrir ma famille et tout particulièrement ma compagne. Ce que je leur reprochais, c’était de ne pas me soutenir ou de ne pas être d’accord avec moi. Je savais que ce n’était pas de leur faute s’ils ne comprenaient pas dans quelle direction je voulais aller. Pourtant, je l’ai fait, alors que pas même moi à l’heure actuelle, je ne peux en être sûr à 100 %. Expliquer cela est compliqué et je ne vais pas faire d’introspection ici. Sans décliner ma responsabilité j’avancerai ou plutôt répéterai juste deux vérités : séparer vie professionnelle et vie privée est IMPOSSIBLE. Surtout quand la personne avec qui l’on vit est notre associée; et l’Etat n’aide pas VRAIMENT les entrepreneurs. A coûts de cotisations, prélèvements, frais, charges, intérêts, taxes, impôts, cautions, … entreprendre paraît impossible. À moins d’avoir « the idea » ou d’être riche mais l’un est subjectif l’autre injuste. Mes solutions ? Pour la deuxième vérité, un soupçon de libéralisme envers ceux qui souhaitent se lancer ne ferait pas de mal . Quand à la première vérité j’y viens après…

Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir affirmer que mon entreprise sera rentable.  Imaginez ! ça peut paraître rien, et pourtant c’est le parcours du combattant. Un an et demi de guerres et paix pour pouvoir dire cela. À côté, le roman de Tolstoï passerait pour un vulgaire roman sentimental. Enfin, mon futur pourra être plus serein. Je ne me pauserai plus aucune question à l’avenir, j’aurai tout tenté. Si notre projet échoue, ce sera la faute de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas encore le début de l’année mais je peux déjà prendre des bonnes résolutions et c’est ma solution à la première vérité. Vivre plus patiemment et apprendre à écouter les autres car la réponse se trouve dans leurs mots.

Je n’aie plus qu’une chose à dire à ma compagne, mon associée, pour tous ses sacrifices : Pardon.

 

La carrière de Jacques David en détail©

Pourquoi parler de mon grand-père ? Pour me faire de la publicité gratuite… Ou profiter de sa notoriété passée… Et bien Non ! Si j’ai décidé de parler de lui dans mon blog, c’est pour perpétuer sa mémoire. Comme je l’ai dit dans un précédent article (dont le lien est en bas de cette page), il est la personne qui m’a le plus inspiré. Le fait que j’en sois venu à l’écriture et sans aucun doute grâce à lui et j’ai donc estimé que je devais bien lui rendre ce cadeau qu’il m’a fait.

Parallèlement à cela je suis amateur de cinéma et, en me replongeant dans sa carrière, j’ai découvert pas mal d’oeuvres et d’artistes des 4ème et 7ème art. Si cette liste pouvait vous en faire découvrir à vous aussi cela me ferait plaisir.

Cette liste a été construite à partir de sa page wikipédia à laquelle j’ai fait des ajouts grâce à ses mémoires.

Cinéma

  • 1955 : Du rififi chez les hommes de Jules Dassin
  • 1957 : Vive la campagne de Jacques Berthier (court-métrage)
  • 1962 : Kriss Romani de Jean Schmidt
  • 1963 : La Soupe aux poulets de Philippe Agostini
  • 1963 : Le Feu follet de Louis Malle
  • 1963 : L’impasse d’un matin de Jean Desvilles (court-métrage)
  • 1964 : Et Zeus se gratta la cuisse de Georges Dumoulin (court-métrage)
  • 1965 : Pleins feux sur Stanislas de Jean-Charles Dudrumet
  • 1965 : Moi et les hommes de quarante ans de Jacques Pinoteau
  • 1967 : Le Voleur de Louis Malle
  • 1967 : Les Filous de Jacques Colombat (court-métrage)
  • 1971 : Plage privée de Jean-François Laguionie (court-métrage)
  • 1972 : Jusques au feu exclusivement : Rabelais de Marceau Ginesy (court-métrage)
  • 1973 : R.A.S. d’Yves Boisset
  • 1975 : Chronique des années de braise de Mohammed Lakhdar-Hamina
  • 1975 : Opération Lady Marlène de Robert Lamoureux
  • 1976 : Le Corps de mon ennemi d’Henri Verneuil
  • 1977 : Julia de Fred Zinnemann
  • 1977 : Le mille-pattes fait des claquettes de Jean Girault
  • 1977 : Pour Clémence de Charles Belmont
  • 1978 : L’Argent des autres de Christian de Chalonge
  • 1982 : Mille milliards de dollars d’Henri Verneuil
  • 1983 : Le Marginal de Jacques Deray
  • 1984 : Charlots Connection de Jean Couturier
  • 1987 : Le solitaire de Jacques Deray (coupé au montage)
  • 1989 : Les Bois noirs de Jacques Deray

Télévision

  • 1958 : Les Cinq Dernières Minutes, 1re série
  • 1964-1968 : Le Théâtre de la jeunesse
  • 1967 : Les Enquêtes du commissaire Maigret
  • 1967 : Les Chevaliers du ciel (saison 2, épisode 3)
  • 1968 : Les Compagnons de Baal (mini-série)
  • 1969 : Une balle de trop (49/56)
  • 1970 : Nanou de Georges Régnier
  • 1970 : Les Saintes chéries (série)
  • 1973 : L’étang de la Breure (série) de Claude Grinberg
  • 1974 : Les Enquêtes du commissaire Maigret (épisode Maigret et le corps sans tête)
  • 1974 : Étranger, d’où viens-tu ?  (série) de Bernard Toublanc-Michel
  • 1974-1976 : Les Gammas !
  • 1975 : Les Compagnons d’Eleusis (série)
  • 1976 : Au bout du compte de Gérard Chouchan
  • 1976 : Nick Verlaine ou Comment voler la tour Eiffel (mini-série)
  • 1976 : Les mystères de New-York (mini-série)
  • 1976 : Au théâtre ce soir
  • 1977 : La lettre écarlate de Marcel Cravenne
  • 1978 : Médecins de nuit (série)
  • 1978 : Les Brigades du Tigre (saison 4, épisode 4)
  • 1978 : Le temps d’une République (série)
  • 1978 : Les procès témoins de leur temps
  • 1978 : Une semaine sainte de Jean Cazenave
  • 1979 : Une Suédoise à Paris (série)
  • 1979 : Cinéma 16 (série)
  • 1979 : Histoires de voyous : Le concierge revient tout de suite de Michel Wyn
  • 1980 : La Traque (mini-série)
  • 1980 : Les Dossiers de l’écran
  • 1980 : Fantômas (mini-série)
  • 1980 : Mathieu, Gaston, Peluche de Roland-Bernard
  • 1982 : Marcheloup (série)
  • 1983 : Les Enquêtes du commissaire Maigret (épisode La Tête d’un homme)
  • 1984 : Nuits secrètes de William Hale
  • 1989 : Les sirènes de minuit de Philippe Lefebvre
  • 1991 : Renseignements généraux (saison 2, épisode 3)

Théâtre

TNP, Théâtres privés

  • A cheval vers la mer
  • La lune se lève
  • L’apprenti sorcier
  • Le mariage forcé
  • Le sicilien
  • M. Cryptogame
  • Le perroquet vert
  • La femme au poignard
  • Comment s’en débarrasser
  • Mon colonel
  • L’exception et la règle de Bertolt Brecht
  • La technique bulgare
  • Marée basse
  • Maréchal P.
  • 1952 : La Parodie de Adamov Arthur, mise en scène Roger Blin
  • 1953 : Tous contre tous de Adamov Arthur, mise en scène Jean-Marie Serreau
  • 1954 : Crinolines et guillotine de Henry Monnier, mise en scène Christine Tsingos
  • 1954 : Amédée ou comment s’en débarrasser de Ionesco Eugène, mise en scène Jean-Marie Serreau
  • 1957 : Vassa geleznova
  • 1957: L’école des femmes
  • 1958 : Woyzeck
  • 1958 : Le mariage de Figaro
  • 1958 : Erik XIV d’August Strindberg
  • 1958 : Les héros improvisés
  • 1958 : Monserrat
  • 1959 : L’idiot
  • 1962 : Sue Halewyn
  • 1962 : Frank V de Durrenmatt Friedrich, mise en scène André Barsacq
  • 1962 : Les femmes savantes
  • 1962 : Printemps 71
  • 1962 : Le diable et le bon Dieu de Jean-Paul Sartre, TNP, Bellac
  • 1962 : Les chevaliers au pilon flamboyant
  • 1963 : Malbrough s’en va en guerre
  • 1963 : Amphytin
  • 1963 : Les provocateurs
  • 1963 : Les amours de Tabarin
  • 1963 : Le barbier de Séville de Beaumarchais
  • 1963 : Le songe d’une nuit d’été
  • 1963 : Le temps viendra
  • 1964 : Iphigénie
  • 1965 : Ruy blas de Vistor Hugo
  • 1965 : Réussir à Chicago
  • 1966 : La folle de chaillot de Jean Giraudoux, mise en scène Georges Wilson, TNP
  • 1966 : Chant public devant deux chaises électriques de Gatti Armand, mise en scène A. Gatti, TNP
  • 1966 : Tartuffe
  • 1966 : Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas
  • 1966 : Richard III
  • 1967 : Maître Puntila et son valet Matti de Brecht, mise en scène Georges Wilson
  • 1967 : Dieu, empereur et paysan de Julius Hay, mise en scène Georges Wilson
  • 1967 : L’agression
  • 1967 : Le Roi Lear de William Shakespeare, mise en scène Georges Wilson
  • 1967 : Roméo et Juliette de William Shakespeare
  • 1967 : Kask
  • 1968 : Don Juan de Molière
  • 1968 : Le diable et le bon Dieu de Jean-Paul Sartre, mise en scène Georges Wilson
  • 1969 : La Résistible ascension d’Arturo Ui de Brecht Bertolt, TNP, mise en scène Georges Wilson
  • 1970 : Opérette
  • 1971 : Othello de William Shakespeare
  • 1971 : Les Anges meurtriers
  • 1971 : Le congrès des blanchisseuses
  • 1972 : Eugénie kopronime de Ehni René, mise en scène Jacques Rosny, Espace Pierre Cardin
  • 1972 : Sous le vent des baléares
  • 1972 : Bobosse
  • 1976 : Egmont
  • 1976 : Le Cid
  • 1978 : Elisabeth, la femme sous homme
  • 1979 : Caligula d’Albert Camus
  • 1982 : Mère courage
  • 1984 :  Les Perses d’Eschyle, mise en scène Silvia Monfort, Carré Silvia Monfort Vaugirard : Eschyle
  • 1984 : J’entre dans un café
  • 1987 : La poudre aux yeux de Eugène Labiche
  • 1988 : Le crépuscule de faons
  • 1990 : Courteline

Théâtre du Liseron

  • 1991 : Comment allez-vous mon cher ?
  • 1991 : Tranches de vie conjugales
  • 1992 : L’Ere du temps
  • 1993 : Bubu de Montparnasse
  • 1994 : Moi, Alma, veuve Mahler
  • 1995 : Michel Strogoff
  • 1996 : L’Imaginaire Histoire à un voyage impossible
  • 1996 : Trois histoires pour Yukiko
  • 1998 : Le Monde en vrac et la Tête à l’envers
  • 1998 : Marion du Faouët
  • 1998 : Carmen
  • 2ooo : C’est jouable !
  • 2000 : Théâtre en appartement
  • 2001 : Berthe, Théâtre Gérard Philipe (Saint Cyr l’École)
  • La boite à joujoux

Mise en scène

  • 1990 : Courteline, Grévin
  • 1993 : Bubu de Montparnasse, Théâtre Gérard Philipe St Cyr
  • 1994 : Moi, Alma, veuve Mahler, Théâtre Gérard Philipe St Cyr
  • 1995 : Michel strogoff, CAC Georges Brassens (Mantes la jolie)
  • 1996 : Trois histoires pour Yukiko, Théâtre Gérard Philipe St Cyr
  • 1996 : L’imaginaire histoire d’un voyage impossible, Théâtre Gérard Philipe St Cyr
  • 1998 : Carmen, Festival de Nevers

Voir aussi mon article biographique

A.D. Sorel entre guillemets (1)©

L’autre jour, j’ai commencé à vendre des livres. Un peu, pas énormément… même ridiculement. Néanmoins c’est ce jour que mon existence en tant qu’écrivain a germé pour la première fois en ma présence dans l’esprit d’étrangers. Au bout de cinq longues années. Moi-même en tant qu’auteur, je reconnaissais déjà mon activité mais, avec honnêteté j’y pensais avec des guillemets. Depuis que j’ai réussi à vendre ces livres, et qu’on m’a demandé d’en signer certains, mon activité est devenue officielle.

a-d-sorel-a-son-premier-salon-du-livrePlus jeune, quand je me rêvais écrivain (voir mon article sur l’horreur) je pensais que cela me procurais un immense plaisir. Que les écrivains exerçaient d’ailleurs cette activité pour cela, pour la gloire. Alors j’en conviens la gloire pour moi est loin. Quelques livres vendus, il n’y a rien d’extraordinaire. Sauf peut-être pour un nouveau dans le métier. Étonnement, cela n’a pas changé le regard que je porte sur moi. Je me vois toujours comme un écrivain entre guillemets. Rencontrer des lecteurs est une expérience unique et cela l’est sûrement encore davantage quand ils vous connaissent déjà et sont plus nombreux, du moins je l’espère. Cependant, je peux déjà affirmer ne pas réussir à m’en contenter. On pourrait dire tant mieux car sinon à peine commencé je pourrais déjà m’arrêter. Cela me pousse à aller plus loin. Finalement j’en reviens à l’écriture. Toujours à l’écriture. Cette chose plus puissante que la gloire. Écrire pour soi et encore plus important que d’écrire pour les autres. C’est peut-être avec cette philosophie que j’assumerai enfin mon statut.

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J’ai souvent entendu que si l’on voulait écrire, il fallait le faire sur des choses connues par soi, autrement dit vécu personnellement. Si, cela permet en effet de mieux comprendre les enjeux d’une situation, de connaitre plus de détails dessus et donc d’être plus crédible, ce n’est pas toujours possible. À moins bien sûr de provoquer son propre destin. Pour la série sur laquelle je travaille actuellement et qui s’adresse à un jeune public, le problème ne s’est pas pausé car comme tout le monde j’ai été un enfant. En plus de cela, je l’ai été il n’y a pas si longtemps. Ainsi, j’ai encore de nombreux souvenirs sur mon enfance et mon adolescence. Il n’empêche que pour faire remonter tous mes souvenirs je me suis mis à vivre comme un enfant. Les enfants passant la majorité de leur temps à l’école, j’ai voulu m’inscrire en Primaire ou au Collège mais je n’ai pas été accepté. Heureusement il restait un autre moment de leur journée emblématique que je pouvais reproduire : le goûter ! Et qui dit goûter dit gâteaux bien sûr mais aussi télévision. Je regarde donc maintenant des dessins animés en mangeant mes gâteaux, mais attention pas n’importe lesquels, ceux de ma génération. Et il faut avouer qu’ils étaient de très bonne qualité et sont même des modèles de scénarii pour moi. J’ai appris au passage que certains d’entre eux avaient été adaptés de Comics (souvent beaucoup plus sombre). J’espère que mes efforts pour régresser mentalement se ressentiront dans mes histoires. Je plaisante, les enfants sont très intelligents. La preuve : moi.

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En bonus voici la couverture de l’adaptation (plus mature) du jeu Pokemon rouge en manga :

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L’enfant A.D. Sorel©

A.D. Sorel, le solitaire? ©

Je me rappelle qu’un jour, quand j’étais encore étudiant et que  je rêvais  d’abandonner les études pour écrire, je me suis visualisé en tant qu’écrivain. Une personne donc dont la principale activité est l’écriture. Et je peux vous dire que cette vision m’a fait peur. J’ai vu un homme, assis sur un fauteuil, devant un bureau. Il était très tard, il s’éclairait avec une simple lampe de chevet. Autour de lui régnait un silence absolu, a part le bruit des feuilles de notes qu’il retournait de temps en temps. Oui, imaginer ça, m’a effrayé… Vous voulez savoir pourquoi? Et bien parce que je déteste travailler, et travailler seul, et encore plus travailler seul le soir! Je me suis donc dis que je me tournerai vers une autre carrière. Mais comme on n’échappe pas au destin me voila en train d’essayer de vivre de ce que je m’étais refusé.
Aujourd’hui, je peux dire que, la vision que j’avais eue était en partie erronée. D’abord parce que je ne travaille pas le soir et aussi car je ne travaille pas totalement seule. En effet, j’ai la chance de travailler avec ma compagne qui est éditrice. Ensemble nous avons créé une collection qui comptera pas mal de volumes. Moi j’écris les histoires et elle, se charge de m’aider à les améliorer avant leur publication. Je dois avouer que j’aime beaucoup travailler de cette manière. C’est un peu comme en quelque sorte de l’écriture sur commande. Je dois respecter des délais et cela me procure un sentiment de sécurité. Et puis cela m’aide 
à améliorer mon style en me remettant sans cesse en question. Néanmoins, aussi précieux que soient les conseils, il n’y aura toujours qu’une main qui tiendra le stylo et il faudra continuer à lutter le plus possible contre cette solitude qui ronge.